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Préliminaires
18 août 2003
Il est toujours difficile de s'y retrouver dans le maquis des textes relatifs à l'éducation. La volonté politique de déréglementation n'arrange rien ; de plus en plus souvent, même lorsqu'ils existent, les textes ont un caractère général ou très ambigu qui permet des interprétations variées. Ce n'est pas l'un des moindres aspects du pilotage du système éducatif par la hiérarchie administrative. La déréglementation douce vise aussi à éviter les conflits directs et généraux avec la profession. Nul doute que la stratégie éprouvée où le fait précède le droit est sous-jacente à la démarche de notre administration. Des arguments pédagogiques plus ou moins fondés ne manqueront pas pour masquer de simples impératifs de gestion à courte vue. A ce premier risque de taille, s'ajoute celui d'une véritable mise en cause du sens du métier avec des tentatives de codification tatillonne des tâches et finalement de mise sous tutelle de l'activité enseignante, comme semble le permettre l'utilisation de la télématique. Les textes existent, qu'il est bon de connaître, même s'il faut rappeler que ces textes n'ont pas la même valeur, ni la même portée juridique. Aussi nous vous rappelons que ceux-ci sont contenus dans le Recueil des Lois et Règlement (R.L.R.) que les professeurs peuvent consulter au C.D.I. de leur établissement. Pour ne rien dire des directives syndicales (contenues dans nos publications, circulaires ou brochures) ou des règles non écrites que sont les comportements spontanés des personnels, et qui sont souvent la meilleure réponse à la mise en cause de nos droits et garanties. Refuser toute remise en cause de notre statut : celui-ci est la meilleure garantie contre tout arbitraires. Servez-vous en pour défendre vos droits. |
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