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Introduction
"Qui sommes-nous ?"
28 mai 2003

Créé en 1949 pour rétablir sans délai les liens coupés par la scission confédérale de 1947, avec les autres enseignants, le SNETAA adhère dès sa naissance à la F.E.N. (Fédération de l'Education Nationale).

Après 20 ans d'existence, en 1969 le SNETAA devient et reste la force majoritaire de l'enseignement professionnel. La légitimité du SNETAA provient des élections (il compte le plus grand nombre d'élus aux Commissions Paritaires Nationales et Académiques) et de son intégration dans les instances, mais aussi d'autres formes de légitimation telles que le droit syndical, la participation des enseignants à ses objectifs et les luttes syndicales.

Après la création en 1992, au sein de la F.E.N. d'un syndicat général (le SE-FEN), le SNETAA convié à se démettre ou à se soumettre au SE-FEN quitte la F.E.N.

En 1993, le SNETAA et onze syndicats du monde de l'éducation se fédèrent dans la Fédération Syndicale Unitaire (FSU). La FSU prolonge la tradition de la FEN originaire, en fonctionnant sur la base des tendances mais composée de syndicats nationaux. La singularité de la FSU réside dans la combinaison de la vie des tendances et de la souveraineté des syndicats nationaux.

En 2002, le SNETAA a été exclu par la FSU, que le SNETAA et le SNES en tant que syndicats constitués, avaient créée. Cette exclusion s'est opérée à deux niveaux. Il y a d'abord eu la création par la direction de la FSU, direction qui est toujours en place et qui associe Unité & Action et Ecole Emancipée, tendances cogestionnaires syndicalement et politiquement parlant, sur le champ de syndicalisation d'un des syndicats fondateurs, le SNETAA, d'un autre syndicat. Du coup, le SNETAA se trouvait, au mépris de la déontologie syndicale, exclu de sa propre fédération. Mais cela ne suffisait pas. La FSU a eu recours à la justice et lui a demandé de justifier l'exclusion au prétexte d'une rupture du "pacte social". C'est un terme extrêmement intéressant encore faut-il savoir ce que cela signifie. N'étant plus dans la fédération soi-disant Unitaire et ne souhaitant pas rester seuls, les militants du SNETAA ont recherché des alliés qui se fondent sur les mêmes principes que ceux sur lesquels ils se sont fondés pour revendiquer leur souveraineté et leur indépendance. C'est comme cela que l'idée d'e.i.l. est venue. Il est créé entre les syndicats des trois fonctions publiques et les syndicats regroupant des personnels sur la base de revendications laïques, une fédération dénommée : Syndicats Efficacité Indépendance Laïcité (e.i.l.), Fédérés Unitaires. Elle est une fédération autonome et laïque de syndicats où le SNETAA a trouvé sa place.

AU PLAN DES PRINCIPES : le SNETAA a toujours vigoureusement condamné toutes les lois ou dispositions, permettant l'exploitation des adolescents (loi juillet 71, loi Royer, etc...) et notre combat depuis la naissance du SNETAA pour que la formation professionnelle initiale soit exclusivement dispensée à plein temps dans les établissements d'enseignement professionnel public nous place aujourd'hui, dans une situation privilégiée pour réaliser, SUR NOS PRINCIPES, l'unité des personnels du cadre des Lycées Professionnels par transformation des C.F.A. et établissements techniques privés en L.P. Publics. Car depuis son congrès de FOURNOLS en 1982 il a décidé d'ouvrir son champ de syndicalisation aux personnels du privé.

Fondamentalement attaché à la laïcité le SNETAA dénonce comme n'allant pas dans le sens des engagements pris de construire un Grand Service Public Unifié et Laïque de l'Education Nationale, des choix tels que :

- l'existence de Ministère de la Formation Professionnelle ;

- les mesures prises par le Ministère de l'Education Nationale au travers de circulaires dont l'objectif est d'assurer la flexibilisation, la personnalisation, l'éclatement des normes et la déréglementation en affaiblissant de façon significative les contre-pouvoirs notamment les résistances syndicales,

et demande au gouvernement de resituer le rôle du Ministère de l'Education Nationale pour :

- abroger toutes les lois permettant les sorties précoces et favorisant les formations privées, patronales, confessionnelles, lucratives.

- conduire une stratégie interne à l' éducation Nationale, négociée avec les organisations laïques représentatives, pour améliorer les conditions d'accueil, de travail et de vie, accroître les crédits de fonctionnement.

En conséquence : conduire les mutations industrielles sans créer de "laissés pour compte" doit être le fil conducteur d'une politique de développement des Lycées Professionnels Publics.

Il n'y a donc pas de refus de principe du SNETAA "d'élever le niveau de qualification des futurs travailleurs" puisqu'il a contribué au développement des Bacs Pro. Mais souhaite l'exigence d'une stratégie :

- Qui prenne en charge TOUTES les populations scolaires ou non, pour leur donner une formation réellement qualifiante.

- Qui rénove fondamentalement les relations formations/emplois.
Il ne s'agit pas de subordonner les premières aux secondes (cas de formations selon les "bassins d'emplois") ni de nier les exigences du marché du travail (stages en entreprises - ouverture des L.P. sur la vie professionnelle - négociés et impulsés par le SNETAA)
D'où le refus du SNETAA des formations conjoncturelles, sans avenir de qualification, des qualifications, des formations adaptées aux bassins d'emploi, des "projets", "contrats" ...
... et l'exigence à l'inverse d'une cohérence nationale des formations attestées par des diplômes reconnus et ayant une valeur nationale. La formation continue, à ce titre, doit connaître un développement accru pour assurer les RELAIS nécessaires en vue de l'adaptation au métier, de la spécialisation, de le reconversion... et non pour substituer aux formations premières non assurées ou imparfaitement effectuées.

- Qui assure une continuité avec le reste du système éducatif (par voie de passerelles ou d'accès direct par équivalence) et une poursuite d'études post bac par la mise en place d'un Brevet Professionnel Supérieur.

Force de contestation, le SNETAA sait aussi être une force de proposition et mettre son potentiel militant au service de la défense du Service Public de la Formation Professionnelle initiale à temps plein auquel il est attaché et qu'il souhaite voir se développer dans le respect du mandat laïque qui est le sien. Fidèle à ses engagements, le SNETAA possède la volonté d'empêcher la propagation des idées qui s'opposent aux valeurs de la laïcité de la république.

En 1990, le SNETAA applique son mandat d'indépendance en installant le siège de la section académique dans les H.L.M. du quartier de LILLE-sud, au milieu des logements où sont originaires les élèves des L.P. Après une souscription et une gestion rigoureuse de l'argent des adhérents la section académique achète en 1996 une maison dans Lille même, initiant ainsi une campagne nationale d'acquisition par le SNETAA de locaux académiques. Le SNETAA procéde désormais son propre siège et ne dépend de personne. D'ailleurs il ne reçoit aucune subvention d'état ou de collectivités (contrairement à certains clubs professionnels de foot) et encore moins de partis politiques. C'est grâce à une gestion rigoureuse des cotisations que le SNETAA peut réaliser toutes ses actions.

Si vous vous reconnaissez dans les idées et les actions du syndicat, n'hésitez plus à nous rejoindre. Adhérer au SNETAA, c'est adhérer librement à un syndicat indépendant de toute organisation extérieure, qu'elle soit religieuse, philosophique ou politique, c'est agir pour l'application et la poursuite de la revalorisation de nos fonctions et la mise en place d'une réflexion sur la formation professionnelle dans le cadre de l'Acte Unique Européen.

Pour toutes ces raisons, il est nécessaire que les personnels des L.P. se réunissent dans un puissant Syndicat Unitaire comme le SNETAA : premier syndicat des L.P.



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